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mai
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Compte rendu de l’AG et de la soirée du lundi 30 mai 2011

Réfléchir c'est déjà désobéir

Réfléchir c'est déjà désobéir

L’AG a commencé vers 19h30. Il y avait plus de 50 personnes présentes. Après un rapide point sur les nouvelles, particulièrement sur la répression place de la Bastille et le soutien des campements espagnols, nous avons discuté de la question de la violence et de la non violence. Même si nous ne sommes pas naïfs, la non-violence semble bien être l’une des bases de nos rassemblements. Nous avons décidé d’aborder régulièrement cette question.

Nous avons abordé ensuite la question de la mobilisation et de la communication. Plusieurs propositions d’actions ont été faites. Il a aussi été proposé de tracter demain avant l’AG ou de laisser nos cartons sur place ou de faire un mur d’expression libre et même de faire une permanence la journée. La question du lieu s’est ensuite posée. La place du marché risquant de poser un problème les jours de marché, certains ont proposé le parc de Blossac, trop isolé pour d’autres. D’autres encore ont proposé le carrefour entre le palais de justice et les cordeliers. Nous avons donc décidé ensemble d’aller y voir assez spontanément derrière la banderole. Arrivés sur place nous avons expérimenté les diverses propositions et nous avons construit une structure avec des cagettes afin d’afficher nos slogans.

Nous avons enfin décidé de revenir en ce lieu demain en partir de 18h (ou 17h30 ?) afin de construire une autre structure (en bambou celle-là) pour afficher nos slogans et un mur d’expression libre. Nous distribuerons aussi des tracts expliquant que nous nous réapproprions la rue et invitant à l’AG qui se tiendra dans ce lieu à partir de 19h. Fin de l’opération vers 21h.

Venez nombreux demain à partir de 17h30 au carrefour entre le palais de justice et les cordeliers afin de nous réapproprier ce lieu et faire une AG à partir de 19h. Amenez vos slogans, textes, cartons, banderoles et… motivations et indignations…

El pueblo unido jamás será vencido

Pour l’AG de Démocratie réelle maintenant – Poitiers, JF

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1 commentaire

  1. Roquetaniere R a dit :

    Nos rencontres pour une démocratie vivante, réelle, n’ont de chances d’aboutir que si nous nous donnons un objectif précis, ambitieux et populaire.

    Voici très concrètement ce que je propose et dont je suis prêt à débattre..

    C’est ambitieux mais réaliste si nous décidons vraiment que c’est le peuple qui est seul légitime.

    Le Peuple doit dissoudre l’Assemblée Nationale avant l’élection présidentielle 2012;

    Ce n’est pas un but mais un moyen.
    La dissolution de l’Assemblée Nationale, avant l’élection présidentielle de 2012, ne vise pas à créer les conditions d’une alternance au bénéfice des partis politiques d’opposition.
    C’est une nécessité supérieure qui impose de préserver dans la sphère électorale désormais totalement soumise aux règles de la communication marchande et aux groupes de pression prenant leurs instructions à l’extérieur de notre pays pour des intérêts privés, un espace de liberté permettant au citoyen de continuer d’exprimer ses choix en dehors des possibilités partisanes traditionnelles.
    Depuis la réforme du septennat et le couplage de l’élection législative avec l’élection présidentielle, les députés ne sont plus qu’une simple courroie de transmission de la volonté présidentielle.
    Une telle confusion est dommageable à l’équilibre nécessaire entre pouvoir exécutif et pouvoir législatif.
    Par ailleurs, une simple alternance serait insuffisante car les partis politiques dits d’opposition, sauf ceux qui se situent eux-mêmes à gauche de la gauche, sont en réalité très liés à la mondialisation néo libérale (vote du Parlement en février 2008) et sont incapables de s’entendre sur les sujets sociaux essentiels.
    Une dissolution qui n’aurait pour but que l’alternance laisserait en place l’essentiel des «responsables » que nous connaissons ou, par défaut, favoriserait la naissance d’un régime disciplinaire sans que soit remis fondamentalement en cause l’économie et sa finalité, un plus juste et adéquat partage des richesses rendant effectif le renforcement de la solidarité.
    Ce serait aussi une erreur stratégique, car redonner le pouvoir à l’opposition ou le laisser aux partis politiques présents depuis des lustres dans la vie publique française, c’est oublier de prendre en compte l’immense méfiance dont témoigne la majorité des citoyens face aux différents personnels qui ont déjà exercés des responsabilités.
    Les dernières élections ont amplement prouvé que la démocratie telle qu’elle est vécue, n’intéresse plus la majorité des citoyens.
    L’opinion publique pourrait peut être, dans un premier temps, faute d’un éclairage suffisant, donc manipulateur, se contenter d’une alternance mais la déception viendrait très vite.
    Alors, la violence déjà présente dans bien des propos qui dénoncent l’impossibilité de réaliser toute transformation profonde par les voies démocratiques normales favoriserait l’irresponsabilité et conduirait à coup sûr à l’instauration d’un régime autoritaire, fermé et durable, favorable à la concentration des capitaux entre quelques mains peu soucieuses des intérêts de la majorité des personnes malgré un discours social habile.
    La dissolution de l’Assemblée Nationale avant l’échéance présidentielle ne vise pas à ramener aux affaires des gens qui ont trompés l’opinion publique, qu’ils aient été de gauche ou de droite ou de n’importe quel marécage, ni à créer les conditions d’un libéralisme encore plus débridé.
    Cette dissolution, civique, a pour ambition de favoriser l’accès aux responsabilités d’une nouvelle catégorie de représentants des citoyens qui ne soient plus issus du monde partisan, de ses règles et de ses mauvais usages.
    L’objectif est de faire élire de nouveaux responsables, aussi libres que possible, dans une orientation générale précise, déterminée par eux-mêmes par de nouvelles pratiques civiques transparentes et pour d’autres motifs que ceux de l’appartenance à un clan piloté en sous main par des forces que les partis politiques traditionnels prétendent combattre mais à l’égard desquelles ils sont redevables.
    C’est en mettant fin à la présence dans la vie publique française d’une classe politique qui dans son ensemble, gauche et droite a failli à sa mission qu’il est possible d’ouvrir une vraie perspective de changement.
    C’est une condition sine qua non !
    Pour que cette démarche soit légitime, il convient de créer un nouveau processus donnant des chances bien réelles de l’emporter à des candidatures différentes dans leurs fondements.
    Non pas contre les partis politiques traditionnels mais à coté.
    Ces candidatures ne reposeront plus sur un clan : gauche, droite, centre ou embrigadement fourre tout écologique, etc., mais sur des choix profondément civiques et sur des objectifs concrets transversaux.
    A tire d’exemple et sans que cela constitue un choix fermé, la liste des cinq thèmes essentiels pourraient être la suivante pour, en cinq ans :
    1. Généraliser, améliorer et simplifier la Sécurité Sociale en supprimant le ticket modérateur, en accordant la prise en charge progressive et intégrale des frais d’optique et dentaires raisonnables.
    2. Remettre en cause le niveau des retraites actuelles afin de servir une rente qui ne soit jamais inférieure au SMIC sur lequel devra être basé le revenu de solidarité.
    3. Transférer le versement des salaires à une Caisse Nationale du Revenu à créer, alimentée par une cotisation patronale obligatoire équivalente, la qualification devenant le critère objectif de l’échelle des salaires.
    4. Renforcer et diversifier, tous les services publics, étendre leurs domaines d’application aux nécessités écologiques et environnementales, utiliser toutes les compétences qui sont parfois contraintes à l’inaction et au silence faute d’une mobilité suffisante des fonctionnaires.
    5. Instaurer une cotisation patronale d’investissement, obligatoire, permettant notamment aux petites et moyennes entreprises d’accéder au financement de leurs investissements dans des conditions préférables à celles qu’imposent le système bancaire profitable actuel et faire de même pour le logement.
    Cette liste, qui n’est qu’une proposition volontairement brève, sera complétée par les citoyens eux mêmes dans le cadre d’une consultation libre et permanente selon les dispositions qui suivent.
    L’élaboration et la sélection des thématiques nationales peuvent résulter d’une démarche simplificatrice inhabituelle en démocratie, à condition qu’elle échappe aux compromis habituels aussi douteux que discrets.
    Nous pouvons donc retenir comme opportune et applicable, la démarche adoptée pour la rédaction du programme du Conseil National de la Résistance : confier à un petit nombre de personnes de référence le soin de sélectionner ces quelques thèmes nationaux, ambitieux et concrets, par ce qu’il y a nécessité et urgence, afin que les avancées sociales trop longtemps différées voient le jour rapidement.
    Procédure de désignation des nouveaux représentants des citoyens :
    La sélection des candidats à l’élection législative doit venir de la base et échapper aux innombrables groupes de pression qui jouent aujourd’hui le rôle de filtres politiques et commandent en amont, en sous-main.
    Comment ?
    Un comité local se constitue en toute liberté à l’échelon d’un quartier, d’une commune, d’un canton etc., (au maximum d’un arrondissement) pour œuvrer à la dissolution de l’AN et présenter à la nouvelle élection un candidat paritaire (un homme, une femme systématiquement).
    Ce comité, constitué exclusivement de personnes physiques, sélectionne ses thèmes prioritaires qui renforcent, amendent ou complètent les cinq thèmes nationaux retenus.
    Un cahier d’exigences hiérarchisées est rédigé qui sera partie intégrante du contrat de candidature.
    Ce cahier une fois adopté à l’échelon de l’arrondissement par un vote des membres du comité, le candidat est tiré au sort parmi les membres volontaires du comité.
    Cela limitera le rôle excessif des beaux parleurs et réduira l’emprise des « techniciens » de la communication.
    Le candidat paritaire, désigné et qualifié par le comité local, tiré au sort parmi ses membres signataires du cahier d’exigences entrera en compétition avec les candidats choisis par les partis politiques.

    Il demeurera soumis au contrôle continu de sa base qui conservera la possibilité de le révoquer à tout moment si les choix du cahier d’exigences ne sont pas respectés.

    Cela répond au besoin de crédibilité que le tirage au sort brut, directement à partir des listes électorales, n’apporte pas.
    Sans enfermer ces citoyens-candidats dans un programme trop précis, sujet à des discutions interminables secondaires, il est ainsi possible d’assurer une forte cohérence entre ces candidats citoyens, tout en respectant scrupuleusement l’orientation politique générale choisie collectivement.
    La dissolution de l’Assemblée Nationale ouvre donc un vrai choix : continuer à faire confiance aux candidats politisés (au mauvais sens de ce mot) ou oser des candidatures réellement citoyennes.
    Cette question ne peut et ne doit être tranchée que par les citoyens eux-mêmes.
    L’intervention continue et directe des citoyens est assurée par les responsables locaux pour chacun des thèmes retenus.
    Ces responsables par, thèmes, sont membres du comité et volontaires; ils sont eux aussi désignés par tirage au sort.
    Leur mandat unique et non cumulable à tout autre, est de faire valoir les arguments essentiels du comité et d’en éviter la dilution dans le temps.
    Ils bénéficient pendant celui-ci de toute l’information disponible et peuvent requérir en permanence l’aide des services de l’Etat afin de maintenir leurs compétences au plus haut niveau.
    Ainsi se réalise en continu la remontée de la volonté populaire : en partant de la base, de façon réellement démopédique, pour aboutir à l’élaboration d’un cahier d’exigences constitutif d’un mandat précis.
    Il s’agit d’un puissant moyen de renouveler la vie publique en favorisant une réactivation importante de l’implication citoyenne.
    La légitimité de cette nouvelle catégorie de citoyens-candidats étant incontestable, elle est immédiatement applicable et peut naturellement prospérer sans qu’il soit besoin de modifier la loi.
    C’est une modalité dérangeante pour l’ensemble de la classe politique mais les défauts que celle-ci ne manquera pas de lui trouver renverront à ses faiblesses passées non avouées…
    Le financement de ces candidatures citoyennes n’exige pas de mobilisations importantes de capitaux (jurisprudence de la commission des comptes de campagnes, décision rendue en 1994 par le conseil d’Etat ).
    C’est un moyen de mettre fin aux financements qui pourrissent tout.
    __________
    La dissolution de l’Assemblée Nationale vise un autre but, aussi important mais complémentaire à celui de l’irruption dans la vie publique de nouveaux représentants réels des citoyens.
    Les députés issus de ce “collège” citoyens-candidats, seront en situation de déférer en justice les décisions prisent par l’actuel président de la République au mépris de la souveraineté populaire.
    Il faut en effet que soit dit le droit pour un président de la république d’annuler par décision du Parlement une décision adoptée par référendum.
    De la même façon, la destruction systématique de notre système de protection sociale, issu des choix exercés par le Conseil National de la Résistance (CNR) doit faire l’objet d’un examen impartial pour dire s’il était justifié d’en faire don au « marché ».
    Les arguments critiques ne doivent prendre en compte que l’intérêt exclusif, direct et certain des assujettis et tenir compte des rentes que génèrent la privatisation au bénéfice des seules entreprises en situation de capter à leur profit des revenus réguliers très importants.
    La question de l’énergie et celle de l’approvisionnement des matières premières importées doit aussi faire l’objet d’une analyse critique afin que l’équilibre et la réciprocité redonnent du sens au mot coopération internationale.
    Par ailleurs, l’engagement des forces françaises à l’étranger comme actuellement en Lybie ou en Afghanistan, après une consultation de façade des députés, ne saurait demeurer l’apanage d’une décision autoritaire des présidents de la république qui n’ont ni cherché ni reçu aucun mandat explicite du peuple dans ce but.
    Celui-ci n’a jamais été directement interrogé : la justice doit passer sereinement et permettre l’adoption d’une règle nouvelle qui permettra l’ajustement du budget militaire de notre pays aux seuls besoins de sa défense.
    Conclusion :
    La dissolution de l’Assemblée Nationale, à bref délai, avant l’élection présidentielle de 2012, n’est évidemment souhaitée par aucun des partis politiques classiques.
    Il s’agit pourtant d’un objectif concret, à la portée du citoyen qui peut être atteint par une mobilisation ascendante et progressive, en dehors de toute volonté d’enrôlement.
    C’est une démarche sans piège dans laquelle beaucoup de nos concitoyens abstentionnistes ou votants par dépit, lassés par les médiocrités de notre vie publique, peuvent s’engager résolument, en toute liberté, avec enthousiasme.
    Il faut pour cela créer un comité de volontaires pour la dissolution de l’Assemblée nationale.
    Il n’est pas besoin d’adhérer à quel qu’organisme que ce soit, ni nécessaire de rompre un engagement partisan pour participer pleinement à cette démarche purement civique pour exiger et obtenir cette dissolution qui traduira, dans les faits, une large volonté de changement et d’innovation plus sûre que les appels intéressés à voter pour tel parti ou tel clan.
    La focalisation civique sur cette dissolution favorisera, par l’espoir, le redressement de la conscience collective et permettra d’agir en toute liberté, en grand.
    La Tunisie et Égypte se sont récemment libérées des pouvoirs qui ne leur convenaient plus.
    Nous devons nous inspirer de leurs actions et de leur courage pour sortir sans délais la France des difficultés qu’elle traverse qui sont la conséquence directe et certaine des choix inadaptés qu’ont fait tous les partis politiques qui y ont détenus le pouvoir depuis quarante.
    Le chemin de la paix civile qu’il faut privilégier ne distingue pas les origines des citoyens qui font du civisme le cœur de leur démarche.

    Régis ROQUETANIERE
    regisroquetaniere@wanadoo.fr
    09 05 2011

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