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sept
08

Étape de Mer de la Marche Toulousaine des Indignés

En arrivant à Mer, les 16 marcheurs de la Marche Toulousaine ont établi leur campement et tenu leur assemblée place des Halles, dans un petit square herbu et visible. Après une marche éprouvante (détour imprévu…), ils sont tombés sur la police municipale, qui avait relevé les identités des éclaireurs, et qui voulait les faire décamper. Le maire était passé, et son adjointe est resté une bonne partie de la soirée à faire pression pour que nous levions le camp (amendes pour dégradation de la pelouse, introduction d’un chien dans le parc, camping), tout en proposant des douches au stade, à un km. Elle affirmait d’ailleurs que la police ne dépendait pas d’elle. La gendarmerie du bourg voisin faisait des passages réguliers.

Parallèlement, quelques habitants nous ont exprimé leur soutien : don en argent, présence lorsque nous étions peu nombreux face à la police, informations sur la situation de la ville. Des artisans nous ont donné d’excellents produits.

L’attitude à tenir, adoptée en assemblée deux jours plus tôt, était de négocier le bivouac (sans tente). Mais la discussion de l’Assemblée de ce soir-là aboutit à un résultat différent, suite notamment à la lecture de l’arrêté sur lequel se basait la police pour nous demander de partir : l’article invoqué ne contient qu’un passage sur “les risques d’atteinte à l’hygiène publique”, alors que la ville est équipée de toilettes publiques gratuites et que les marcheurs avaient indiqué qu’ils ne resteraient qu’une nuit. De plus, il contenait un article interdisant la distribution de tout « texte à caractère politique, confessionnelle, commerciale… », incluant les tracts, et la tenue de réunions de même caractère (politique, confessionnelle, etc.). Le mouvement étant un mouvement de résistance, et cette suppression de la liberté d’expression dans le domaine politique semblant une atteinte directe à la démocratie telle que les campeurs la conçoivent, les marcheurs ont donc bivouaqué.

Dans le fil de la négociation, la police promettant de ne pas mettre d’amende s’il n’y avait pas de tente et un marcheur voulant que l’on soit conciliant, ils n’ont pas monté de tente. À une heure du matin, l’arrosage automatique a fonctionné cinq minutes, les obligeant à camper à 50 m de là, sur la place, sous le porche de la supérette.

Le matin, un sympathisant venu de Blois a prêté son véhicule en soutien pour l’étape de Meung.

Pour trois marcheurs, dont une Espagnole, il reste le risque d’amendes.

Voir aussi le site de la Dépêche.fr Les indignés toulousains en route vers Bruxelles

2 commentaires

  1. Jordi a dit :

    Ça c’est une chanson pour les marcheurs!
    http://www.youtube.com/watch?v=Yg-KSFqv108

    1. Démocratie réelle maitenant a dit :

      @Jordi: Dommage, elle n’est pas sous-titrée…

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