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Fonderie : le rendez-vous de la dernière chance ? NR 27/10/2011

Et si les culassiers reprenaient le boulot vendredi matin ? - (dr)

Et si les culassiers reprenaient le boulot vendredi matin ? - (dr)

Les communistes interpellent Raffarin et Abelin

Les « culassiers » de la Fonderie du Poitou d’Ingrandes en sont persuadés : « Ils font tout pour couler la boîte et ainsi éliminer un éventuel concurrent potentiel », peste l’intersyndicale. La présence des « trois cadres indésirables » hier dans l’usine en est la preuve, pour les grévistes.
Explications. Dans un « projet de protocole d’accord de fin de conflit conditionnant la reprise du travail », que nous avons publié dans notre édition d’hier, l’intersyndicale exigeait notamment (*) le « départ de l’entreprise pour une reprise sereine de MM. Dupont, directeur du site, Kerrad, DRH, et Defretière, responsable UAP Moulage. »

La “provocation” des “cadres indésirables”

Leur présence hier dans l’usine, au lendemain de cet embryon d’accord, est donc vécue comme une « provocation ». Le message est clair : la direction du groupe Montupet n’entend pas céder au « chantage » de « ses » salariés et n’est visiblement pas prête de signer ce protocole de sortie de crise. Dans ce bras de fer, l’un des derniers espoirs des « culassiers » se nomme Éric Besson, le ministre de l’Industrie, avec qui l’intersyndicale (Éric Bailly, Alex Jamain, Pascal Briand…) a rendez-vous ce matin à 9 h 30 à Paris. Accompagnée des « élus politiques impliqués dans ce dossier ». Que va leur annoncer Besson ? Son soutien pour faire pression sur Renault que les salariés souhaitent comme repreneur ? Sinon, la Fonderie risquerait un deuxième Fabris…
« En fonction des résultats de cette réunion », les grévistes, qui ont reconduit la grève hier pour aujourd’hui, seront amenés « à se prononcer pour la reprise du travail vendredi à 5 h 30 ». Le rendez-vous est fixé à 10 h pour les grévistes devant les locaux syndicaux..

(*) Les grévistes demandent également « le retrait du plan de compétitivité », la « garantie d’aucune sanction pour fait de grève », la « prise en charge des heures de grève a minima à hauteur de 50 % » et la « garantie d’un plan de charge de travail de la part de Renault ».

Denys Frétier

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