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Point sur l’intimidation politico-policière contre le campement indigné à Bruxelles

Marcha Popular A Bruselas (Vamos despacio porque vamos lejos)

Marcha Popular A Bruselas (Vamos despacio porque vamos lejos)

Les marches internationales des indigné-e-s convergent sur Bruxelles : trois premiers groupes arrivent dès ce samedi avec l’intention d’installer un campement pour une semaine et d’y retrouver les groupes hollandais, anglais et allemand attendus en milieu de semaine prochaine. A quelques heures de leur arrivée, le lieu d’accueil de ce camp (parc Elisabeth, entre Simonis et Basilique) n’a toujours pas été accepté par les autorités communales et policières de Bruxelles. Celles-ci enlisent et oppressent la concertation en cherchant à imposer un lieu non-approprié et déjà refusé à plusieurs reprises par les marcheurs/euses, une friche à l’abandon isolée sur le site de Tour et Taxis ! Les réunions de concertation se suivent et se ressemblent : bras de fer inégaux et lassants entre détenteurs d’un pouvoir toujours potentiellement répressif et acteurs/trices de la société lambda cherchant à se réunir pacifiquement.

Le lieu choisi, le parc Reine Elisabeth à Koekelberg, est connu et déterminé publiquement via les nombreux sites web des indigné-e-s et une déclaration officielle écrite aux autorités depuis un certain temps. Ce vendredi 7 octobre à 17h, une délégation d’indigné-e-s s’est rendue à une énième réunion de ”concertation” avec les zones de police à l’Amigo (commissariat principal de Bruxelles). On ne pouvait pas trouver meilleur lieu pour continuer l’entreprise d’intimidation des quelques motivé-e-s acceptant encore de négocier avec des autorités ambigües, maniant une pression insidieuse et constante (communiqués ambivalents aux médias, infiltration des réunions publiques, jeu sur les échéances, déclarations agressives, menaces -abandonnées- d’intervention policière sur les marches en cours dès leur entrée à Bruxelles, etc).

Un arrêté communal exceptionnel d’interdiction de rassemblement de plus de 5 individus sur les lieux du camp est la dernière mesure d’intimidation annoncée ce vendredi soir. Elle est de triste mémoire : il y a juste un an, une telle mesure locale assortie d’un déploiement policier impressionnant avait conduit à l’enfermement arbitraire (et à une série de violences policières dans les casernes d’Etterbeek) sur une centaine de ”participants-présumés” et autres touristes pris au piège de l’arbitraire des arrestations d’une manifestation déclarée ”non-autorisée” par la police en marge d’un NO border camp déjà durement réprimé. La menace d’une intervention policière immédiate au moindre signe d’installation d’un campement est annoncée à la délégation indignée ce vendredi soir. Pourtant, une ”tolérance” serait de mise pour que l’Assemblée Populaire du samedi soir puisse se faire sur place… A discours ambigu, moyens répressifs déclarés. Du côté des indigné-e-s, on ne se laisse pas abattre et la motivation collective l’emporte : la décision définitive sur le lieu de campement ne pourra se prendre qu’en groupe, lors d’un rassemblement samedi. L’occupation de l’espace public est un des moyens d’existence de base du mouvement.

Jeudi 6 octobre

les premiers marcheurs arrivent sur Bruxelles et rejoignent les assemblées de préparation du camp (surtout des Espagnols, mais aussi des Français). Il est alors déjà évident que les autorités se cabrent sur le lieu prévu pour le campement. Cela fait longtemps que les assemblées populaires en marche et bruxelloises ont refusé l’option qu’on cherchait à leur imposer : ”cachez-vous à Tour et Taxis, faites peu de bruit, restez bien sages car nous veillerons à ne rien perturber à Bruxelles lors de votre séjour” La police s’infiltre plus que d’ordinaire dans les lieux de décision des indigné-e-s à Bruxelles. La ”pétition-soutien” des 30 à 40 parlementaires européens pour l’implantation du campement à Koekelberg et inciter le bourgmestre Pivin à changer d’avis fait quelques vagues, prend de l’ampleur, elle est reçue par les médias.

Vendredi 7 octobre -matinée-

certains médias reprennent les communications de la commune de Koekelberg pour argent comptant dans leurs pages web. Celles-ci laissent entendre que le site de Tour et Taxi avait été accepté/déterminé par les indigné-e-s.

Vendredi 7 octobre -après-midi-

une indignée déclare sur la Première (radio publique) qu’il n’est pas acceptable de suivre le choix imposé du site de Tours et Taxis pour des raisons de visibilité, d’importance de garder un contact avec la population, de risque d’une stigmatisation/isolation négative pour le groupe d’activiste (souvenirs d’une précédente imposition de ce lieux par la Région bruxelloise au NO border camp il y a tout juste un an ?).

Vendredi 7 octobre -soirée-

une nouvelle fois, la délégation indignée rencontre la police et fait face aux nouvelles informations reçues : il ne sera pas toléré que le campement s’installe dans le parc Élisabeth, un arrêté communal est pris pour interdire tout rassemblement de plus de 5 personnes sur les lieux, la police n’hésitera pas à intervenir au moindre signe d’installation du groupe. Néanmoins, une tolérance serait de mise pour que l’Assemblée Populaire prévue après la conférence de presse de 19h puisse se tenir (146 Assemblées Populaires de 4 personnes ? On en rirait si ce n’était si stupide et agressif). (note du redacteur: l’assemblée aura lieu à 18h (08/10) au parc elisabeth côté simonis)

Samedi 8 octobre -matinée-

une réunion de la dernière chance est organisée pour finaliser les négociations entre police et délégation indignée

Samedi 8 octobre -soirée-

le rassemblement et l’accueil des marches se fait à 18h comme prévu, dans le parc Elisabeth (métro Simonis) comme prévu, suivra une conférence de presse des marcheuses/eurs espagnol-e-s à 19h puis une Assemblée Populaire… comme prévu ! Les festivités (musicales) de la soirée dépendront des festivités (communales) de la réaction aux décisions prises en assemblée. Tout reste ouvert, c’est un campement d’indigné-e-s.

Dès ce samedi soir et tant que la pression des autorités sur les groupes de marcheurs/euses ne sera pas retombée, nous vous invitons à suivre le fil d’info via le LIVE! d’Indymedia BruXSel et à publier régulièrement vos propres informations sur ce site. Puisque les médias mainstream relaient encore trop docilement les communiqués de la police ou du bourgmestre Pivin (Koekelberg) sans vérifier les infos, il est plus que jamais nécessaire de publier sur la réalité de ces pressions, de relayer l’ampleur et la vivacité réelles des mouvements sociaux hors des dominations courantes du champ médiatique bruxellois.

Aujourd’hui :
La loi vient d’être appliquée 7 personnes se sont faites contrôlées et ont du se séparer… Arrivée en groupe de trois séparé d’un mètre, même si au No Border cela ne les avaient pas empéchés…

NOUS ATTENDONS L’IMPROBABLE …

1 commentaire

  1. Noélie 3342218 a dit :

    Peut-on avoir les noms des parlementaires signataires de la pétition?

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